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Sujet : Vins de Bourgogne

Après Mondovino, le goût et le pouvoir...

 
Vins de BourgognePropos sur le vif, avec un auteur qui, depuis « Mondovino » n'a pas la réputation de mettre de l'eau dans son vin.
Rendez-vous fixé à 15 heures Petit salon de l'hôtel des Saints-Pères, dans le 6e. L'attaché de presse s'angoisse déjà du retard, car les entretiens s'enchaînent tout l'après-midi, avec cette agitation déjà palpable pour "Le goût et pouvoir", dont on parle déjà tant.

Il faut dire que Jonathan Nossiter s'est taillé une cote mondiale depuis le succès de Mondovino, gros pavé dans la mare d'un certain marché, juteux et fumeux, sur le vin. Patientons.
15 h 40, l'homme arrive enfin. Visiblement bousculé, embarrassé, mais affable : « J'ai horreur d'être en retard. Fils de journaliste, je n'aime pas manquer à ce minimum de respect. Alors, pardonnez cette erreur d'agenda ». Mais pas le temps de se confondre en excuses. Nous disposons d'une petite demi-heure et les questions se bousculent déjà. La Bourgogne, bien sûr.
Un angle d'entrée bien naturel pour le Bien public.
Jean-Jacques Boutaud : Vous n'hésitez pas à dire que « la Bourgogne est le centre du monde du vin », qu'elle vous rend « enthousiaste et heureux » ?
Jonathan Nossiter : « Quoi qu'on dise, où qu'on aille, on revient toujours à la Bourgogne. Cet enchantement remonte à ma plus petite enfance. »
J.-J.B. : Mais il faut croire qu'il est quand même terni, si comme partout ailleurs, je vous cite, « près des trois-quarts des vins de Bourgogne, sont faits d'une façon moyennement ou totalement cynique, soit par des négociants industriels, soit par de faux artisans ou des domaines familiaux encore plus cyniques ». Vous n'êtes pas tendre. Qu'est-ce qu'il faut comprendre à travers ce terme de « cynique » ?
J.N. : « Vous avez bien raison de soulever ça. C'est un terme sans doute excessif, que je pourrais regretter, après coup.
Car il est évident que dans n'importe quelle activité humaine, le geste de créer avec une foi profonde, ne touche guère que deux ou trois pour cent de personnes capables de s'investir totalement, durablement, dans ce qu'elles font.
Le miracle, avec le vin, c'est de voir près d'un quart de producteurs agir avec la meilleure bonne foi du monde, un engagement de tous les instants. En Bourgogne plus que partout ailleurs. »
J-J.B. : Comment cela s'explique-t-il ?
J.N. : « En Bourgogne, vous avez une confluence unique et admirable de forces historiques, géologiques, de transmission culturelle, et pas simplement de succession matérielle, de prise de conscience, aussi, contemporaine, engagée, de la valeur du vin, pas uniquement en termes marchands. Ce qui me frappe, chez les grands vignerons en Bourgogne, comme Jean-Marc Roulot, Dominique Lafon ou Christophe Roumier, présents dans mon livre, c'est, n'ayons pas peur du mot, une certaine pudeur à l'égard des prix. Bien sûr, ils seront toujours chers par rapport à des vins ordinaires. Mais ils restent bien en deçà de ce que le marché mondial tolère et même encourage, dans une relation souvent tronquée entre prix et qualité. »
J-J.B. : Au-delà de ces grands vignerons, vous avez une réelle estime pour tous ceux qui s'appliquent, s'impliquent, avec ferveur et humilité, dans la création du vin, avec tout ce qu'il a de sacré pour vous, notamment en Bourgogne. Vous posez constamment sur les hommes, les personnes, un regard de cinéaste, avec une âme d'enfant et d'artiste, émerveillé par ce monde. Pour autant, vous n'aimez pas ce cinéma fait autour du vin.
J.N. : « Il n'y a rien de comparable, entre ces hommes, dont nous venons de parler, dans la vérité et l'amour de leur métier, et tout ce cinéma qui met à l'affiche des vignerons starisés, un peu partout dans le monde, ces nouveaux artistes du terroir, aux discours marketés, parkérisés, aux produits formatés pour les goûts faciles et dominants, jouant sur des cépages stars et des étiquettes cultivées en marques.
J-J.B. : Derrière cela, plus encore que le cinéma, c'est le pouvoir que vous dénoncez, toutes les formes de pouvoir qui affectent et dénaturent le rapport au vin. Vous écrivez, notamment : « Il est inévitable que le prix du vin aujourd'hui, provienne surtout d'une réflexion, non pas d'un marché très peu libre, mais des manipulations de ceux qui ont le pouvoir. Par exemple, une multinationale au Chili qui contrôle la distribution et le marketing à travers le Brésil, le Venezuela et l'Equateur, ou un critique qui sert les besoins du marché bordelais en Asie, ou encore un petit restaurant d'un chef mondialement connu qui affiche des prix correspondant uniquement à ses propres critères ». De quoi s'inquiéter...
J.N. : « Oui, le pouvoir prend aujourd'hui des formes délétères et multiples. Le pouvoir de l'argent, bien sûr, notamment avec les Américains et leur système de classification, qui établissent les nouvelles règles du jeu socio-monétaire dans le vin. Le pouvoir du marché, lié aux ententes entre tous ceux qui peuvent avoir des intérêts communs, d'un bout à l'autre de la chaîne.
Le pouvoir du discours surtout, tout ce blabla postmoderne autour du vin, tous ces délires à la Parker, dans un déluge de métaphores, une prose enfantine, grotesquement tarabiscotée. Tous les efforts des œnologues pour produire ensuite des vins qui correspondent à ce blabla, avant que les marchands ne recyclent, toute honte bue, les notes et les gloires de concours, dans des campagnes de marketing toujours plus poussées.
J-J.B. : Malgré cela, la tonalité de votre ouvrage reste foncièrement positive, arrimée à des notions capitales pour vous. Je pense notamment, à votre conception très forte et franche du terroir, qui passe parfois pour une notion ringardisée, ou galvaudée, à force de s'égarer dans toutes les définitions possibles à en donner.
J.N. : « Je suis heureux qu'on y revienne, si je peux contribuer à déringardiser, à défolkloriser aussi, le discours sur le terroir.
Bien sûr, il représentera toujours les racines historiques de l'identité, l'affirmation de la singularité, la perpétuation de la mémoire.
Mais il est le contraire de la fermeture, du repli sur soi, des valeurs sectaires ou réactionnaires. Il doit se comprendre comme une notion libératrice, comme un acte de générosité, qui ouvre le singulier au jugement et au goût de l'ensemble. C'est pourquoi il n'appartient à personne, chacun doit pouvoir se l'approprier et le ressentir pour lui-même. Pour ma part, où que je vive, c'est le terroir qui, depuis toujours, guide mon sens du goût. »
J.-J.B. : Cela permet de sortir, selon vous, des fausses oppositions comme signature personnelle ou terroir, modernité ou tradition, local ou global ?
J.N. : « Comme je le dis dans mon ouvrage, en seulement quelques jours en Bourgogne, j'ai vu combien ces oppositions étaient stériles.
Il suffit de se concentrer sur un bon vin, de parler avec ces artisans-artistes que sont les vignerons de talent, pour comprendre que chacun des termes est présent, en miroir ou en conversation avec l'autre. »
J.-J.B. : Et si votre ouvrage devait livrer un message ?
J.N. : « Le livre est quelque part une invitation au lecteur, à l'amateur de vin, d'éprouver son goût, de l'exprimer, autrement que par jugements et classements interposés, de prendre conscience de son pouvoir, non réductible à un pouvoir d'achat de consommateur médusé, parfois abusé.
Le Graal, ce serait d'avoir un jugement limpide sur le vin, au plus près de sa vérité. Mais d'être clair avec soi, cultiver son goût et partager des émotions sincères, ça, c'est un vrai pouvoir. » Propos recueillis par J.-Jacques BOUTAUD (*)
(*) Directeur du département Communication au sein de l'université de Bourgogne

http://www.bienpublic.com
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Publié le 19 novembre 2007 à 06:02:45 MST
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