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Sujet : Cépage

Le cépage français rongé par les parasites

 
CépageSale temps pour le millésime 2007. Les pluies et la chaleur mettent les vignerons à la torture. Dans les vignes, les champignons prennent leurs aises, et le mildiou se régale. Cette maladie se propage par des parasites microscopiques qui adorent l’humidité. Elle s’attaque aux feuilles, puis passe aux fruits. La plante devient brune, flétrit, puis les baies tombent, parfois par grappes entières. Une course contre la montre est engagée dans les vignes pour contenir la contagion.

Si le temps ne vire pas rapidement au sec, la récolte 2007 sera très maigre en France. Didier Michaud, viticulteur en médoc, dans le Bordelais, a déjà quasiment tout perdu. Il travaille en bio depuis longtemps, réalise des vins qui méritent d’être connus. Mais c’est râpé pour 2007. «Je n’aurai pas de récolte, rien cette année, soupire-t-il. Tout a été attaqué par le mildiou. Il me reste une toute petite parcelle dans laquelle le raisin n’est pas encore tombé, mais je ne me fais pas d’illusions. Je continue quand même de la sulfater, pour éviter de contaminer les voisins.» Le ­vi­gneron possède 1,7 hectare, qu’il met en bouteilles. L’un de ses voisins, qui travaille 15 hectares et livre à la coopérative, a tout perdu également. Il n’y a pas d’assurance contre le risque de mildiou

«Aléatoire». Cette année, seules les pertes seront sèches. La pression du mildiou était déjà forte l’an dernier dans le Bordelais, mais la situation météo avait été plus favorable. Des séquences de temps chaud et sec succédaient aux grosses pluies. «Cette année, les pluies sont régulières et discontinues, ce qui ne laisse pas le temps de sécher les raisins, explique Eric Maille, ingénieur au Civam bio 33, qui regroupe les producteurs bio de Gironde. La météo est par ailleurs trop aléatoire. Une pluie annoncée le dimanche peut tomber le lundi. Or, en bio, le traitement doit se faire au plus près de la pluie, juste avant si possible.» Selon le technicien, la situation est très hétérogène, avec des parcelles relativement saines et d’autres perdues à 80 ou 90 %. Le merlot, notamment, est très touché par le mildiou. Les viticulteurs travaillant en bio sont particulièrement exposés. Leurs plantes deviennent plus résistantes, mais elles réclament beaucoup d’anticipation. Une fois le mycélium installé, impossible de le déloger sans produits phytosanitaires. Dans plusieurs régions, des vignerons en bio sont repassés exceptionnellement aux produits chimiques pour contenir les attaques.

Dans le Beaujolais, le mauvais temps dure depuis deux mois, et les maladies prospèrent. Les anciens s’y attendaient, car l’abondance et la qualité des cerises, disent-ils, annoncent celles du raisin. Or, cette année, certaines variétés de cerises ont pourri sur place, d’autres se sont gorgées d’eau sans mûrir. Régis Bourgine, viticulteur du côté de Lancié, raconte : «Depuis la fin de la floraison, nous avons du chaud et une pluviométrie d’hiver. Il faut être extrêmement réactif, très observateur, pour traiter au cas par cas, là où il y a une attaque. Impossible de se faire un programme pour la semaine ou même la journée. Toutes les parcelles réagissent différemment, selon leur exposition aux vents et leurs sols plus ou moins gras.» Pour compliquer la tâche, la terre a reçu trop d’eau pour autoriser le recours aux engins mécaniques. Trop dangereux dans les pentes, et de toute façon désastreux pour les sols lorsqu’ils sont gorgés d’eau. «On y va à pied, avec la sulfateuse dans le dos, comme les anciens», commente Bourgine. Le vigneron passe beaucoup de temps à couper dans ses vignes, à relever les plantes, pour aérer, afin que «la moindre bise sèche». Hélas, les vents sont très humides ces temps-ci. La Bourgogne, la Champagne ou la Loire connaissent les mêmes affres. Seule la Provence semble un peu épargnée. Il a moins plu qu’ailleurs, même si l’oïdium, autre maladie, se balade dans les vignes. «Cela fait cependant longtemps que nous n’avions pas connu une telle situation, avec autant de chaleur et d’humidité en même temps, observe Olivier Rostang, œnologue-conseil des services techniques d’Inter Rhône, syndicat interprofessionnel de la vallée du Rhône. La pression du mildiou est forte, avec beaucoup d’attaques sur les feuilles et, dans les cas les plus graves, sur les grappes. Les viticulteurs ont enlevé les plus jeunes pousses, moins résistantes face à la maladie, et effeuillé partiellement, pour aérer la vigne.» Un travail délicat, exigeant un savant dosage. Car, si une longue période très ensoleillée suit, le raisin grille, la feuille ne lui faisant plus d’ombre.

Propagation. «Le millésime 2007 se gagne aujourd’hui, résume l’œnologue. Seuls ceux qui savent travailler dans leurs vignes ont des chances de s’en sortir.» Mais le millésime restera compliqué jusqu’au bout. Les vignes épargnées sont très belles à voir en ce moment. Leur végétation est très ample, mais la pluie, en gonflant les baies, crée des grappes très compactes, ce qui augmente les risques de propagation. Le mildiou et l’oïdium adorent, mais aussi le black-rot, champignon qui fait des trous comme des brûlures de cigarettes sur les feuilles avant de s’attaquer aux baies. Ou le botrytis, noble pour les liquoreux, désastreux pour tous les autres. Ces écueils annoncent-ils un millésime de piètre qualité ? Ce n’est pas certain. La perte concerne pour l’instant la quantité, d’autant que les viticulteurs s’attendent à faire beaucoup de tri aux vendanges. «Qualitativement, c’est trop tôt pour savoir, estime le Beaujolais Régis Bourgine. Si la météo se met au sec et au grand beau jusqu’aux vendanges, début septembre, ça peut sauver la récolte et faire derrière quelque chose de très beau, car le raisin profitera des faibles rendements et de la précocité.» Sinon, il ne reste qu’un espoir. Que le manque de vin en 2007 fasse un peu remonter le cours des millésimes précédents.



Olivier Bertrand
www.liberation.fr
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Publié le 28 septembre 2007 à 10:17:09 MDT
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